Cette année vous êtes à la fête de Mézerville les 18,19 et 20 Août 2017
et au château le 20 Août à 18h !
Les cuivres du quintette Aerïs
viendront concurrencer le vent d'autan avec un pêle-mêle musical plein d'humour:
Mozart, Brassens and Co...

Pastel

Le pastel, plante tinctoriale, permettait d’obtenir une couleur bleue qui avait le mérite de ne pas « passer » au soleil. Cette plante à racines pivotantes, ne craignant ni la sécheresse l’été, ni le froid l’hiver, se trouva très bien dans les sols profonds, riches et limoneux du Lauragais. « De par de-çà en tout le royaume, le pastel ne vient bien qu’en Lauragais » (Olivier de Serres)

La récolte des feuilles commençait vers la Saint-Jean et se poursuivait ensuite tous les 25 jours pour les feuilles les plus mûres de juillet à octobre.

La préparation du pastel tinctorial se faisait ensuite par le broyage au moulin pastelier, au moyen d’une meule en pierre actionnée par un mulet.

La pulpe mise en tas, débarrassée de son eau, était roulée en « coques », « coquaignes » ou « cocagnes » (d’où l’expression « pays de cocagne »), boules de 12 à 15 cm de diamètre, qui étaient ensuite séchées pendant 15 à 20 jours dans des hangars.

Les coques étaient alors écrasées, mises en fermentation avec de la chaux. Au bout de quelques temps, on obtenait ainsi « l’agranat » qui, pulvérisé, passé au crible, était mis en sacs ou en barils et commercialisé.

Gaston Tissinier évoque « la crise du pastel » à partir de 1561 dans une des ses chroniques « A la découverte de la Piège ».

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Château de Mézerville ©2017 - Realisation Artisan du Virtuel - V1.7.1-2006-03-14 Page MAJ 22.05.2013