Cette année vous êtes à la fête de Mézerville les 18,19 et 20 Août 2017
et au château le 20 Août à 18h !
Les cuivres du quintette Aerïs
viendront concurrencer le vent d'autan avec un pêle-mêle musical plein d'humour:
Mozart, Brassens and Co...

Visite du Château

Inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, le Château de Mézerville, édifié au sommet d’une colline à 330 m d’altitude, date dans sa forme actuelle du XVe siècle. Il est composé de deux ailes orientées respectivement nord-sud et est-ouest. Au nord, deux tours circulaires ; au sud, une tour carrée. L’ensemble est ceinturé au sud et à l’est par un mur délimitant et soutenant les terrains de la cour intérieure.

 

Le plan du château


Plan du bâtiment

A L’ouest, un porche avec une grille, encadré par deux meurtrières, permet de pénétrer dans la cour du bâtiment.

Cour intérieure sous la neige.

Le château est protégé par deux bretèches d’angle (au nord-est et au sud-ouest), une échauguette dans l’angle sud-est dont il ne subsiste que le socle et une bretèche au-dessus de la porte d’entrée dans la cour intérieure. De nombreux orifices de tirs (canonnières) percent les murs des deux tours de la façade nord. Ces éléments de défense témoignent de l’époque troublée à laquelle fut construit le bâtiment.

Canonnière

Si nous entrons dans le château par la porte ancienne surmontée d’une bretèche, nous avons à gauche l’ancienne cuisine avec une grande cheminée du XVIIe siècle en pierre du pays à bossages. Le plafond en poutres apparentes et chevrons date de la même époque ainsi que le mur à colombages délimitant l’arrière cuisine maintenant transformée en chambre.

L’ancienne cuisine

De l’ancienne cuisine on accède à la tour d’angle nord-ouest où l’on observe trois meurtrières permettant de protéger les murs ouest et nord.

A droite de l’entrée du château nous pénétrons dans la grande salle éclairée au nord par une fenêtre à meneaux et au sud par trois petites ouvertures. Cette pièce de 9 mètres de long a une grande cheminée très simple, sans motif de décoration, avec à l’intérieur l’ouverture d’un four à pain. Le plafond en poutres et solives larges a été reconstitué fidèlement dans sa forme antérieure.

Sur le mur nord, on observe une série de corbeaux (supports en saillie), interrompus par la fenêtre à meneaux, qui ont dû soutenir les poutres antérieurement à la construction actuelle. On peut supposer une datation du XIVe ou plus certainement du XIIIe siècle, pour le mur nord et la cheminée avec son four à pain.

Grande salle du rez de chaussée

Dans le fond de cette salle, une porte avec moulures en pierre donne dans l’escalier à vis du XVe siècle situé dans la tour nord-est. Il conduit au sous-sol dans un « cachot » et au premier étage dans le grand salon.

Escalier à vis

Face à l’entrée du château, un grand escalier en bois nous permet d’accéder au premier étage.

A droite, au-dessus de l’ancienne cuisine, une grande chambre a été restaurée dans son aspect du XIXe siècle avec plafond et murs plâtrés. Une cheminée en marbre du XVIIIe siècle décore le mur de refend.

Cheminée en marbre

Au même niveau, dans la pièce de la tour nord-ouest, on observe trois meurtrières et, dans un angle, des « latrines » du XVe siècle dont le conduit débouche sous une arche dans la façade nord.

Entrée intérieure des latrines

Vue de l’arche en façade nord

 

A gauche, sur le palier du premier étage, nous entrons dans le grand salon éclairé par trois fenêtres à meneaux, deux au sud d’où l’on voit les Pyrénées, une au nord d’où l’on voit la Montagne Noire. Cette grande pièce de 65 m2 possède une grande cheminée sans fioriture qui était recouverte de plâtreries du XVIIIe siècle d’inspiration romaine. Ces décors en mauvais état ont été démontés et conservés par ailleurs, laissant apparaître la cheminée dans son état initial. Sur le mur nord, nous avons découvert une ancienne ouverture, murée par la tour de l’escalier à vis, donc très antérieure. Sa forme particulière, avec deux supports de linteaux arrondis qu’on retrouve partout dans la Cité de Carcassonne, autorise une datation du XIIIe siècle que l’on peut sans doute attribuer également à la cheminée voisine.

Le grand salon

Après le grand salon, desservie par l’escalier à vis, une grande pièce occupe l’extrémité est du bâtiment. Elle possède une grande cheminée du XVIe siècle avec décor de pierre en pointes de diamant et une fenêtre à meneaux au sud face à une fenêtre plus étroite au nord.

Cheminée aux pointes de diamant

 

Détail des pointes de diamant

 

Dans cette description sommaire nous avons fait ressortir les éléments d’architecture qui sont antérieurs au XVe siècle, indiquant par là que le Château de Mézerville a des origines probablement plus anciennes. La toponymie attribue le lieu aux conquérants Francs du VIe siècle !

 

La partie du château la plus ancienne, attribuée à Jehan d’Aulon au début du XVe siècle, montre un souci de défense propre à cette époque troublée de la fin de la guerre de cent ans, en particulier la façade nord et les tours avec leurs meurtrières, archères canonnières.

Les fenêtres à meneaux de la cour sur la façade sud, l’aile est avec sa cheminée à pointes de diamant, traduisent un souci de confort et de luxe caractéristique du « siècle d’or » et de la richesse acquise dans la région grâce à la culture du pastel (1450-1550).

Dès 1562 les guerres de religion mettront fin à la paix et le déclin du pastel mettra fin à la prospérité. Il faudra attendre le canal du midi à la fin du XVIIe siècle pour que la région trouve des débouchés commerciaux intéressants en exportant le blé. C’est sans doute au cours de cette deuxième période de prospérité que le grand escalier en bois sera construit et l’ancienne cuisine aménagée.

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Château de Mézerville ©2017 - Realisation Artisan du Virtuel - V1.7.1-2006-03-14 Page MAJ 08.09.2006